FUSILIER DES VOLONTAIRES BRETONS 1746-1749 APIA 004 KIT

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FUSILIER DES VOLONTAIRES BRETONS 1746-1749 APIA 004 KIT

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Description

Durant le règne de LOUIS XV se développent de nouvelles formations militaires dites  » TROUPES LEGERES « , composées d’hommes à pied et d’hommes à cheval qui menaient une guerre de partisans dénommée  » petites guerres  » en marge des opérations régulières. C’est principalement durant la guerre de succession d’Autriche (1741- 1748) que ces troupes apparurent ( voir aussi notre historique sur les ARQUEBUSIERS DE GRASSIN (ref : API 811).

Pour bien situer l’effectif des troupes légères en 1747 en infanterie :
Régiments de troupes réglées comprenant l’infanterie française, Milices et grenadiers royaux plus l’infanterie étrangère au service de la France on arrivait à un total de 317.735 hommes.

L’infanterie des troupes légères comprenait 9400 hommes soit 123 compagnies de grenadiers, fusiliers et chasseurs.
Créé par l’ordonnance du 30 octobre 1746 à l’initiative d’un gentilhomme breton  » n’ayant que la cape et l’épée  » d’une famille sans fortune de la région du Léon, OLIVIER DE KERMELLEC PENHOUET dont on ignore la date de naissance.
C’est un militaire de longue date. On le trouve en 1712 à Denain comme sous lieutenant au Régiment Royal de la Marine jusqu’en 1743. A cette date il est devenu lieutenant colonel. Deux ans plus tard il est à la tête d’un régiment de Grenadiers royaux de nouvelle formation.
C’est à ce poste qu’il applique les méthodes prussiennes de discipline et de  » dressage  » des troupes. En 1746, il écrit au Ministre de la guerre :  » cette façon de servir a paru un peu dure dans les commencements ; on a un peu murmuré, on commence à s’y faire et la planche est faite, il n’y a qu’à la soutenir ». En septembre 1746, il fait la demande suivante au Ministre : « l’agrément de lever un régiment de troupes légères moitié à cheval moitié à pied, sous le titre d’enfants perdus… ou bien un régiment de grenadiers, à l’instar des princes d’Allemagne, qu’il serait composé de déserteurs, moyennant une amnistie pour les déserteurs qui s’enrôleraient, qui serait levée en deux mois et qui serait la terreur des ennemis « .

Il fut décidé à Versailles que le régiment serait composé uniquement de Bretons. En principe, le régiment est composé comme suit :

2 compagnies de grenadier de 50 hommes chacune.
8 compagnies de fusiliers de 100 hommes chacune.
6 compagnies de hussards de 50 hommes chacune.

Les compagnies de grenadiers étaient composées de : un Capitaine en premier, un Capitaine en second, deux lieutenants, deux sergents, trois caporaux, trois anspessades, un tambour et quarante grenadiers.
Pour les compagnies de fusiliers : deux Capitaines, trois lieutenants, quatre sergents, deux cadets, un capitaine d’armes, six caporaux, quatre ouvriers, six anspessades, deux tambours, soixante quinze fusiliers.
Les compagnies de hussards : un capitaine, un lieutenant, un cornette, un maréchal des logis, trois brigadiers, un trompette, et quarante cinq hussards.
Soit un total de 900 fantassins et 300 cavaliers. L’état major comprenait un Colonel, un Lieutenant- Colonel, un Major, 2 aides- Major, un aumônier, et un chirurgien.
Le régiment devait comprendre en outre, un chariot de munitions et 2 pièces de canon à la  » suédoise « .

Le Roi alloue 100 livres pour la levée, l’habillement et l’équipement des fantassins et 300 livres pour un cavalier, les armes devant être fournies gratuitement par les Magasins Royaux. L’ordonnance précise que  » le régiment doit être toujours en avant de l’armée, sans tentes ni équipage, ni recours éventuel aux hôpitaux militaires « .
Les contrôles de la troupe ayant disparus, il est difficile de donner la proportion de bretons incorporés. Ce qui est sûr c’est que le Chevalier de KERMELLEC fit maintes fois usage de la force pour se procurer des hommes. De ce fait les VOLONTAIRES BRETONS furent complétés par des engagés allemands dont la levée créa des incidents avec les recruteurs autrichiens opérant avec plus de droits que nous sur les territoires d’Empire. Certains officiers furent d’origine rhénane. Certains courriers d’époque prouvent que les VOLONTAIRES BRETONS ne furent point choisis pour leurs bonnes mœurs. Ils feront malgré tout de très bons soldats. Le régiment fut prêt au printemps 1747 et envoyé à l’armée de Flandre sous le commandement du Maréchal de Saxe qui appréciait fort les troupes légères. Après la revue du 13 juin, les « KERMELLEC « , comme on les nomme, sont affectés au corps du Comte de LOWENDAL qui a pour mission de s’emparer de BERG- OP- ZOOM en juillet 1747.

Les  » KERMELLEC  » reconnaissent les forts protégeant la place et ont de quotidiennes escarmouche où ils font preuve de bravoure. Ils participent au service des tranchées avec leurs grenadiers cependant que le restant du régiment protège le corps du siège leurs procurant de nombreux accrochages avec l’ennemi. Le Comte de LOWENDAL écrit :  » ils ont 5 ou 6 blessés ou tués, les ennemis en ont 40 « . le 10 durant le combat de WOUDE, les  » KERMELLEC  » perdent 52 tués, 82 blessés dont 2 officiers les Chevaliers de Saint- Pons et de Gadeville. Dans cette affaire les VOLONTAIRES BRETONS avaient supporté 70% du total des pertes françaises, 74 tués, et 122 blessés ce qui donne une idée de la part prise au combat par les bretons. Le 17 septembre après un assaut victorieux BERG-OP-ZOOM tomba. Les KERMELLEC poursuivent les débris de la garnison qui s’enfuyait vers STEENBERG. A la suite de ce coup d’éclat, le 30 octobre, le Roi décida de porter à 1500 hommes par l’augmentation d’une compagnie de 100 fusiliers et de 4 compagnies de 50 hussards.

La satisfaction royale arriva trop tard pour récompenser M. de KERMELLEC, car ce même jour il fut tué par une balle croate, avec lui périrent 12 de ses hommes, en repoussant un coup de main de 1500 hommes des troupes légères ennemies sur nos convois d’artillerie. Durant cette campagne les Bretons Volontaires ont eu de lourdes pertes et le régiment fut envoyé à SAINT-GHISLAIN pour ce compléter, il reçoit là son nouveau Colonel ANTOINE JOSEPH DE LA NEUFVILLE, BARON DE BLAISEL qui était alors Lieutenant Colonel aux ARQUEBUSIERS DE GRASSIN. Sa nomination est du 3 novembre 1747. Recomplété durant cet hiver, le régiment est envoyé à MONS en avril 1748. Il reste sur la DENNER, en face de BREDA pour y fixer l’ennemi, tandis que le Maréchal de SAXE prépare l’investissement de MAESTRICHT. Mais la paix est signée le 14 octobre 1748.

Il faut préciser que déjà le premier septembre l’effectif des VOLONTAIRES BRETONS avait été réduit de 1500 hommes à 980.
Le 10 octobre, une seconde réforme l’amène à 640 hommes, et le premier décembre, l’effectif n’est plus que de 340 hommes.
Le corps est supprimé le 1er août 1749. Les hommes sont versés dans les VOLONTAIRES DE FLANDRE avec les ARQUEBUSIERS DE GRASSIN et les VOLONTAIRES DE LA MORLIERE.
Les bretons forment la troisième brigade ( deux compagnies d’infanterie à quarante hommes chacune et deux de cavalerie à 20 maîtres, sous les ordres de MONSIEUR DE SAINT MARSAUD).

UNIFORME
BONNET : noir à flamme de même couleur, galon et gland jaune, aigrette et plume blanches, cocarde blanche, bouton laiton.
CHEVEUX : naturel gainé noir.
NŒUD : noir.
CHEMISE : blanche
VESTE : bleu de roy (plus clair qu’il ne l’est aujourd’hui). Parements et agréments ventre de biche (ocre clair), boutons laiton.
ECHARPE : ventre de biche et rouge.
CULOTTE : bleu de roy.
BRODEQUINS : de cuir noir, lacets noirs.
PELISSE : ventre de biche, agréments bleu de roy.
FOURNIMENT : de cuir fauve (cuir de roussi).
BOUCLETTERIE et BOUTONS : laiton
SABRE : branche de garde laiton, poignée de cuir, renfort de poignée laiton.
FOURREAU DE SABRE et DE BAYONNETTE : de cuir fauve, renforts du fourreau laiton.
FUSIL : garnitures laiton.

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